Thursday, 20 May 2010

A cure to deficits: immigration / Un remède aux déficits : l'immigration

In the current debate on how to cut deficits and public debts, a variety of options have been announced: spending cuts, tax rises, a combination of both or even debt restructuring.

None of those solutions satisfies me.
The main reason is that they may work in the short term but in the long term, a bigger problem remains: liabilities starting to exceed assets.

What are those liabilities?
They essentially arise from aging populations: retirement obligations of pensioners, healthcare costs, etc. It is widely assumed that the period 2035-2040 will see the tipping point, when assets no longer cover liabilities.

Obviously, those calculations are bound to change. 2035 is 25 years away. The hypotheses used in those calculations imply a status quo in demographic trends, social systems, etc.

In this paper, Jagadeesh Gokhale expresses the needed permanent fiscal contraction to meet those obligations.
Let’s pick France which needs to reduce its budget by 10% of GDP permanently in order to meet obligations.
France’s GDP is €1800bn. Its total spending (State, local governments, benefits) is around 53% of GDP or €950bn. This would imply to find around €100bn to save.
The French civil servants wage bill itself is only €90bn. Hence, even by firing all the civil servants, France would not make both end meets!

What are the solutions?
A reduction in public spending from 53% to 43% over the years? This has been achieved elsewhere: Sweden went from 73% to 53% in 15 years. However, we have now a bigger demographic constraint as baby boomers are retiring AND voting.
Also, if you believe in the multiplier effect and say it is about 5x, then we are talking about cutting 25% of GDP over the next few years without the incentive of lower taxes. Then future trend growth would take a battering.
Not having debt would cut €42bn out of the bill. This involves a full default and is both unlikely and insufficient.

My suggestion: mass immigration. This combines several benefits:
- Higher trend GDP growth, since labour force would grow at ~2% pa.
- A younger population mix, which in turn would have more babies turned into labourers 20 years down the line.
- A humanist gesture, giving a chance to people.

What do we mean by mass immigration?
We are saying the working population should grow by ~1.5-2% pa, and combined with productivity gains of ~2%pa, this would induce a 3.5-4% GDP growth trend rate.
France has a working population of nearly 28m and a total population of 63m. Hence, only 44.4% can work. I am suggesting opening the gates and inviting 600,000 people annually for the next 15-20 years. You would want to target those 600,000 so at least 500,000 are in a contributing age – say 16-40. After 10 years, the French labour force would be around 35m and the total population 72m, a ratio of 48.6%. After 20 years, we would get to 42m in the labour force and 81m in total, or 52%. 17% more people would be in the labour force as a % of the total population.
Those 17% would contribute taxes and social payments to the system in such a way that social models can be maintained.
Also, we could imagine that if French GDP were to rise by 3.5% pa for 20 years, then public spending can continue to rise by 2.4% pa. Far from the cuts we are considering now.

Obviously, voters need to agree the principle. But this would be a game changer for Europe, and even Japan.

In terms of investments
As trend growth accelerates, those businesses with low implied LT growth will rally very strongly.
A good example is food retailers.
Carrefour (CA FP) has been stagnating relatively in France while in the UK, retailers have enjoyed 3-6% organic sales growth (due to the working population growing rather fast). Carrefour total sales are projected to be up 3% this year thanks to its emerging markets. Developed markets stagnate and margins are low (4% normalised vs. more than 6% at Tesco).
Once the market agrees immigration is coming, sales will pick up in developed markets like they did in the UK. As sales accelerate, margins expand to the 6% level.
Hence, after 5 years of immigration, sales at CA could be going up 7%+ a year and margins could go to 6%. Instead of making €4bn of Ebit under normal growth conditions, CA could generate more than €7.5bn. This would attract very strong multiples and make Carrefour see again the €100 mark. A 30% annual return over 5 years for a mega cap is not bad, and there would be more to come afterwards.

Other sectors include housebuilders, automotive, food & beverages, general retailers...
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Dans le débat actuel sur la manière de réduire les déficits et la dette publique, une variété d'options à été annoncée: réduction des dépenses, augmentations d'impôts, une combinaison des deux, voire une restructuration de la dette.
Aucune de ces solutions ne me satisfait.
Ce sont des solutions de court terme mais à long terme, un plus grand problème persiste: les engagements commenceront à dépasser les actifs.

Quels sont ces engagements?
Ils relèvent essentiellement du vieillissement de la population : retraites, frais de santé, etc. Il est largement admis que la période 2035-2040 verra le point de basculement, quand les actifs ne couvriront plus les passifs.
De toute évidence, ces calculs sont susceptibles de changer. 2035 est encore 25 ans devant nous. Les hypothèses utilisées dans ces calculs supposent un statu quo de l'évolution démographique, des systèmes sociaux, etc.

Dans cet article, Jagadeesh Gokhale exprime le besoin de contraction budgétaire permanente pour répondre à ces obligations. Prenons le cas de la France qui doit réduire son budget de près de 10% du PIB afin de répondre à ces obligations.
Le PIB de la France est de 1800 M €. Le total de ses dépenses (État, collectivités locales, revenus de redistribution) représente environ 53% du PIB, soit 950M €. Cela impliquerait de trouver autour de 100 milliards d’euros rapidement pour sauver le système actuel.
La masse salariale des fonctionnaires français est seulement de 90 milliards d’euros. Par conséquent, même en licenciant tous ses fonctionnaires, la France ne parviendrait pas à une contraction suffisante !

Quelles sont les solutions?
Une réduction des dépenses publiques de 53% à 43% au cours des prochaines années? Cela a été réalisé ailleurs: la Suède est passée de 73% à 53% en 15 ans. Toutefois, nous avons maintenant une plus grande contrainte démographique : les baby-boomers, qui prennent leur retraite et surtout qui votent !
Aussi, si vous admettez l'effet multiplicateur et dites qu'il est environ de 5 fois, alors nous parlons de couper 25% du PIB au cours des prochaines années, sans compensation par une baisse des impôts. Le PIB potentiel serait alors bien inférieur.
Avoir une dette publique nulle permettrait d’économiser 42 milliards. Il s'agirait d'un défaut complet et c’est à la fois improbable et insuffisant.

Ma suggestion: l'immigration de masse. Icelle combine plusieurs avantages:
- PIB potentiel en forte hausse, puisque la population active croîtra à environ 2%/an.
- Une population plus jeune, qui à son tour aurait plus d'enfants qui rejoindront la population active 20 ans après.
- Un geste humaniste, donner une chance.

Qu'entendons-nous par immigration de masse?
Nous disons que la population active devrait croître de 1,5 à 2% par an, et combinée avec des gains de productivité de 2% par an impliquerait un PIB potentiel en croissance de 3,5-4% par an.
La France a une population active de près de 28m et une population totale de 63m. Ainsi, seuls 44,4% travaillent. Je suggère l'ouverture des frontières et l’admission de 600 000 personnes par an pour les 15-20 prochaines années, en ciblant parmi les 600 000 au moins 500 000 en âge de contribuer - par exemple 16-40ans. Après 10 ans, la population active française serait d'environ 35m et la population totale 72m, un ratio de 48,6%. Après 20 ans, la population active française serait d'environ 42m et la population totale 81m, un ratio de 52%.
17% de personnes de plus seraient dans la population active en pourcentage de la population totale.
Ces 17% contribueraient davantage d’impôts et de cotisations sociales de telle manière que le modèle social puisse être maintenu.
En outre, on pourrait imaginer que si le PIB français croissait de 3,5% par an pendant 20 ans, alors les dépenses publiques pourraient continuer à augmenter de 2,4% par an. Loin de la coupe que nous envisageons actuellement.

De toute évidence, les électeurs doivent se mettre d'accord avec le principe. Mais ce serait un changement économique et social primordial pour l'Europe, et même le Japon.

En termes d'investissements
Comme la croissance potentielle s'accélère, les entreprises avec une croissance faible implicite connaitront un fort potentiel de hausse.
Un bon exemple est la distribution alimentaire.
Carrefour (CA FP) a vu ses ventes stagner en France en France alors que dans le Royaume-Uni, les distributeurs ont bénéficié de 3-6% de croissance organique des ventes (en raison de la croissance rapide de la population active). Chez Carrefour, le chiffre d’affaire devrait être en hausse de 3% cette année, tiré par les marchés émergents. Les marchés développés stagnent et les marges sont faibles (4% normalisé contre plus de 6% à Tesco).
Une fois que le marché accepte que l'immigration est à venir, le chiffre d’affaire peut accélérer dans les marchés développés comme l’exemple du Royaume-Uni. En même temps, les marges pourront tendre vers les 6%.
Ainsi, après 5 ans d'immigration, les ventes de Carrefour pourraient progresser de 7%+ par an et la marge pourrait grimper jusqu'à 6%. Au lieu de faire 4 milliards € d'EBIT dans des conditions normales de croissance, CA pourrait générer plus de 7,5 milliards €. Les multiples deviendraient plus riches et Carrefour reverrait un cours de bourse à trois chiffres. Un retour de 30% par an sur 5 ans pour une mage cap est plus qu’attrayant surtout que le potentiel de hausse serait encore important.

Les autres secteurs comprennent l’immobilier, l'automobile, de la nourriture et les boissons, la distribution spécialisée…

3 comments:

  1. Enfin il reste quand même un problème. Pour que ces personnes contribuent à la croissance de l'économie, il faudrait qu'elles trouvent un job. Et avec 10% de taux de chômage, c'est pas gagné...

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  2. L'emploi crée l'emploi.
    Il faudra bien créer des services pour tous ces gens par exemple.

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  3. sire de Botcor24 May 2010 at 11:10

    Pas très écologique tout ça...
    La ville mange déjà l'équivalent d'un département de campagne tous les 6 à 10 ans, augmenter encore la population aggraverait encore la situation. Sans compter la diminution probable de la taille des terrains et des appartements en conséquence.

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